A la découverte d’Imelda et de Suzane

Bonjour Imelda, bonjour Suzane.

Les filles me donnent rendez-vous pendant les vacances scolaires en me disant : Là, on a du temps !

Nous avons maintenant l’habitude de voir le duo animer nos messes de 11 heures à Saint Martin. Mais qui sont-elles ?

 

_Qu’est-ce que cela vous apporte d’animer ?

Imelda : Pouvoir prendre confiance en moi. Moi, ça me permet de grandir. Je ressens de la joie de vivre, d’animer.

Suzane : De base, je suis timide, ça me permet d’avoir du lien social. Animer devant tout le monde ça me fait plaisir, ça me donne de la joie.

_Comment vous êtes-vous connues ?

On s’est connue par le rosaire. C’est un groupe de prière qui se réunit une fois par mois chez l’un de ses membres.
La maman de Suzane organisait ce temps. Je me suis retrouvée avec ma mère dans ce groupe. C’est ainsi que j’ai fait connaissance de Suzane.

Suzane : Maggy (animatrice du pôle jeunes) m’a demandé si je voulais faire partie du pôle jeunes et de la chorale. J’ai hésité puis finalement, j’ai accepté.
Imelda : moi c’était plus pour la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) et ses temps forts que je suis venue. Cela nous permet de nous connaître. On crée des liens d’amitié.
Ça permet de nous dévoiler sans jugement. C’est entre nous. On peut s’apporter des conseils.
On peut avoir des missions au niveau fédéral … On peut organiser des sorties.

Suzane : J’ai bientôt 17 ans je suis en Terminale. Je passerai un bac technologique. Après, je veux entrer dans la médecine. Je voudrais faire une licence avec l’option P.A.S (Parcours Accès Santé). Je voudrais me spécialiser en pédiatrie, j’aime les enfants.

Imelda : j’ai 19 ans, je suis en licence gestion 2ème année. Je voudrais travailler dans une banque ou dans une institution financière.

_Quelles sont vos frustrations en tant que jeunes sur la paroisse ?

Il n’y a pas assez de temps forts sur Sevran. Il faudrait que l’on puisse parler de la J.O.C, du pôle jeunes.
A Aulnay une fois par mois, il y a la messe des jeunes. Pourquoi ça n’existe pas à Sevran ?
Chacune de nous, on a notre place, on est moteur dans la chorale.
C’est difficile de motiver d’autres jeunes. Certains ne répondent pas aux SMS. On ne sait pas qui vient, qui veut chanter.
Les adultes ne laissent pas trop de place aux jeunes.
Il y a des clichés à notre égard.
Malgré tout, on reçoit des félicitations de certains adultes.
Avec le père Trésor, on se sent plus libres dans les lectures, dans les chants.
On peut s’imposer plus. 

_Le (les) confinements, comment les avez-vous vécus ?

Suzane : le premier, au début ça s’est bien passé. Après tu es enfermée, tu ne vois plus les gens.
Au deuxième confinement, le lycée était ouvert. Avec l’enseignement à distance, t’es pas trop concentrée.

Imelda : Le confinement c’est très compliqué, trop compliqué. Moi j’ai l’habitude de sortir souvent ! Je déteste l’enseignement à distance. A la fac, c’est différent mais t’es laissée à l’abandon.

_Avez-vous des passions, des hobbies ?

Suzane : faire des gâteaux. Danser seule dans ma chambre, ça enlève l’ennui. Des fois, c’est drôle.

Je n’ai pas peur de l’avenir. Je suis très optimiste. Des fois quand même, ça ne donne pas envie de continuer. Je n’aime pas prendre les choses du côté du mal.

_Dieu a quelque chose à voir dans tout cela ?
Quand t’as Dieu dans ta vie, tu as plus la paix en toi et tu es plus en sécurité. Tu apprends de tes erreurs.

Imelda : je faisais du théâtre mais, j’ai arrêté à cause des cours. J’aime bien chanter.

_Dans 10 ans comment te vois-tu ?
J’espère être indépendante !

Avec la crise sanitaire, je me demande si cela va bien se passer.
Mais avec la foi, il ne faut pas avoir peur. La foi à une place importante, ça me permet de grandir.

_Quels messages avez-vous envie de passer ?
Continuez de faire confiance aux jeunes, n’oubliez pas de les remercier, de les reconnaître.

On voudrait passer des messages aux jeunes du caté, ça serait possible ?
Mais, que les jeunes essaient de tenter des expériences. Qu’ils prennent confiance en eux.
L’essentiel est de participer.

Propos recueillis par Bernard